Occupation en temps réel : du comptage de crise au confort quotidien
Les limites de capacité ont fait entrer le comptage de l'occupation dans de nombreux lieux. Ceux qui l'ont conservé utilisent le chiffre pour planifier le personnel, gérer la jauge et soigner le confort des foules.
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L’occupation en temps réel, c’est le nombre de personnes présentes dans un espace à l’instant même. Des capteurs placés à une porte ou à un portique comptent chaque entrée et chaque sortie, et le total continu correspond aux entrées moins les sorties. Les opérateurs s’en servent pour respecter une jauge, envoyer du personnel là où une zone se remplit et planifier les horaires d’ouverture et les événements.
En bref
- Des capteurs placés à une porte ou à un portique tiennent un comptage continu des entrées moins les sorties, qui indique combien de personnes se trouvent à l’intérieur à l’instant même.
- Le comptage Wi-Fi montre la présence dans tout un espace et la façon dont elle augmente puis retombe au fil de la journée.
- Les limites de capacité ont fait entrer les compteurs dans de nombreux lieux en 2020 et 2021, et beaucoup d’opérateurs les ont gardés pour planifier le personnel et soigner le confort des foules.
- Les arenas, les pôles de transport et les responsables sur place utilisent le chiffre pour réorienter les foules, repérer tôt les files d’attente et adapter le personnel à la demande.
- Un comptage n’est pas une donnée personnelle, mais ce que le système capte peut l’être : demandez ce qu’il capte et ce qu’il conserve.
Quelles méthodes de comptage donnent un chiffre d’occupation en direct ?
Les capteurs qui couvrent un point défini donnent un chiffre en direct : les compteurs de personnes 3D installés en hauteur, les caméras IA, les capteurs LiDAR et, aux entrées où le comptage doit être exact, les capteurs 3D Xovis. Chaque personne qui franchit la ligne est comptée à l’entrée ou à la sortie, si bien que le total se met à jour à mesure que les gens arrivent et repartent.
Le comptage Wi-Fi convient aux espaces plus grands et plus dispersés. Il montre combien de personnes sont présentes dans un espace et comment ce nombre augmente ou retombe au fil de la journée. Pour obtenir un chiffre en direct à une porte précise, il faut un capteur juste à côté.
Les chiffres peuvent s’afficher sur un tableau de bord, prendre la forme d’une carte d’occupation de tout le site dans une salle de contrôle ou alimenter des outils d’analyse plus larges. Les alertes de seuil fonctionnent en quasi temps réel avec l’option Crowd Alert. Le résultat est entièrement agrégé, ce qui convient autant à l’exploitation qu’à la protection des données. Le chiffre indique que la Zone B compte 47 personnes, sans rien dire de qui elles sont.
Le comptage de l’occupation vaut-il encore la peine maintenant que les limites de capacité ont disparu ?
Beaucoup d’opérateurs le pensent. Quand les exigences de capacité ont pris fin, un bon nombre d’entre eux ont conservé leurs systèmes alors qu’aucun maximum légal ne les y obligeait plus. Ils se servaient des données pour planifier le personnel et pour voir où et quand le bâtiment semblait trop bondé avant qu’une plainte n’arrive, quelles entrées créaient des goulots d’étranglement et quel coin du café restait vide pendant le coup de feu du midi.
Beaucoup de ces systèmes ont été installés en 2020. Les lieux de tous les secteurs devaient alors savoir combien de personnes se trouvaient à l’intérieur à l’instant même, et un chiffre approximatif ou un décompte des billets ne suffisait pas pour défendre une limite de capacité imposée par la loi. Le matériel de comptage, longtemps considéré comme un simple « plus », est devenu une infrastructure presque du jour au lendemain. Auparavant, la surveillance de l’occupation se trouvait surtout là où la capacité comptait le plus : arenas, salles de concert, stades et certains pôles de transport. Les plafonds l’ont étendue au commerce de détail, aux musées, aux bibliothèques, aux bâtiments du secteur public et à tous les lieux où les rassemblements en intérieur étaient restreints. Dans la plupart des cas, la technologie était déjà mature : le changement a porté sur la vitesse d’adoption et sur le nombre de secteurs qui s’en sont équipés.
La densité est l’un des facteurs les plus fiables de la satisfaction des visiteurs, comme de leur insatisfaction. L’affluence façonne le ressenti d’une visite : les recherches sur l’affluence dans le commerce montrent qu’un espace exigu fait baisser la satisfaction, tandis qu’une atmosphère animée et vivante peut l’augmenter. Un visiteur qui arrive dans un centre commercial et le trouve bondé sans s’y attendre un samedi midi ne part pas nécessairement, mais toute sa visite en est teintée. Quand le même centre paraît bien géré et pas trop bondé, les visiteurs ont plus de chances d’y rester plus longtemps. Une alerte à 80% d’un seuil de densité confortable est plus utile qu’une plainte à 110% de ce seuil.
Comment les opérateurs utilisent-ils l’occupation en temps réel pour la gestion de la jauge ?
Ils s’en servent pour voir la pression monter et agir à temps, qu’il s’agisse de réorienter une foule, d’affecter du personnel à une file ou de maintenir un lieu dans la limite qu’il peut accueillir en sécurité.
Les arenas et lieux événementiels utilisent l’occupation par zone pour redistribuer les foules avant que la pression ne s’accumule en un point précis, comme un hall, une porte ou une file devant un bar. Le personnel se déplace avant que le problème ne soit visible pour le public.
Les terminaux de transport (aéroports, gares ferroviaires, terminaux de ferries) ont toujours eu de fortes contraintes opérationnelles sur les flux. Les données d’occupation sont passées d’un outil de sûreté et de sécurité à un outil au service de l’expérience des voyageurs. Elles orientent la signalétique dynamique, signalent aux opérateurs qu’une file s’allonge au contrôle de sûreté ou à un comptoir d’enregistrement et alimentent les écrans d’information des passagers, qui montrent aux voyageurs le bâtiment tel qu’il est maintenant. Il faut repérer tôt cette accumulation : les longues files sont ce que les voyageurs remarquent et retiennent.
Dans un magasin ou dans un lieu, une zone peut être plus fréquentée que d’habitude parce qu’une promotion est en cours, qu’il pleut dehors ou qu’un groupe scolaire vient d’arriver. Le comptage donne aux responsables sur place des éléments concrets pour savoir où envoyer le personnel disponible.
Au fil des mois, les comptages forment un historique de la façon dont l’occupation varie selon l’heure, le jour, la semaine et la saison, dans chaque zone surveillée. Avec cet historique, l’opérateur peut justifier ses choix de personnel, d’horaires d’ouverture et de programmation des événements.
Peut-on montrer aux visiteurs combien il y a de monde en ce moment ?
Certains lieux le font déjà. Ils publient l’occupation actuelle sur un écran à l’entrée ou sur leur site web, par exemple sous la forme d’un signal vert, orange ou rouge pour calme, animé ou complet. Les visiteurs choisissent alors le moment de leur arrivée, ce qui peut atténuer l’afflux aux heures de pointe. Le chiffre affiché est le même comptage que celui qui alimente les tableaux de bord et l’API. Bumbee Labs peut fournir l’affichage lui-même ou transmettre le chiffre via l’API pour les écrans et le site web du lieu.
Publier le chiffre montre aussi que l’opérateur prend le confort des foules au sérieux. La plupart des lieux n’indiquent toujours pas aux visiteurs qu’ils sont remplis à 60% en ce moment et qu’il y aura moins de monde dans une heure.
Une zone très fréquentée est-elle un lieu prisé ou un goulot d’étranglement ?
Tout dépend du temps que les gens y passent. L’occupation à un moment donné dépend à la fois du nombre de personnes qui arrivent et du temps que chacune d’elles reste. Un espace à l’occupation constamment élevée peut donc recevoir un trafic intense ou retenir les visiteurs longtemps, et ces deux problèmes appellent des solutions différentes.
Combiner le comptage avec l’analyse du temps de présence, que les données de parcours rendent possible, permet aux opérateurs de voir les deux à la fois. Une zone avec une forte occupation et un long temps de présence peut être une destination prisée qui a besoin de plus de capacité. Une zone avec une forte occupation et un court temps de présence peut être un goulot d’étranglement qui ralentit le passage.
Compter les personnes pour mesurer l’occupation implique-t-il des données personnelles ?
Un comptage n’est pas une donnée personnelle, mais ce que le système capte peut l’être. Un chiffre comme « 23 personnes sont dans cette zone » ne dit rien de l’identité de ces personnes. La question utile, pour tout système d’occupation, porte donc sur ce qu’il capte et conserve avant d’arriver à ce chiffre. Une caméra qui analyse la vidéo localement et ne produit que le comptage travaille quand même sur des images en chemin, et un système d’enregistrement garde une trace de qui était présent.
Bumbee Labs fournit des statistiques anonymes et agrégées : le système ne suit aucun individu, ne conserve aucune image et ne relie aucun nom ni identifiant d’appareil à un mouvement. C’est la norme à l’aune de laquelle tout système d’occupation devrait être évalué.
Bumbee Labs est l’entreprise derrière la seule méthode de mesure de fréquentation en Europe approuvée par une autorité de protection des données.
Sources
- Blut, M., & Iyer, G. R. (2020). Consequences of perceived crowding: A meta-analytical perspective. Journal of Retailing, 96(3), 362–382. https://doi.org/10.1016/j.jretai.2019.11.007
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Questions fréquentes
Qu'est-ce que la surveillance de l'occupation en temps réel ?
Elle indique combien de personnes se trouvent dans un espace à l'instant même. Des capteurs placés à une porte ou à un portique, comme des capteurs 3D ou des caméras IA, comptent les entrées et les sorties et tiennent un total continu : les opérateurs travaillent ainsi sur le comptage réel plutôt que sur un décompte des billets ou une estimation du personnel. Le comptage Wi-Fi couvre des espaces entiers et montre la présence au fil de la journée. Les chiffres sont anonymes et agrégés ; aucun individu n'est identifié.
Comment la surveillance de l'occupation en temps réel est-elle devenue courante ?
Les restrictions de capacité introduites en 2020–2021 ont obligé de nombreux lieux (commerces, bâtiments publics, pôles de transport, lieux de divertissement) à appliquer des limites strictes sur le nombre de personnes à l'intérieur à tout moment. Les systèmes de comptage électronique ont donc été adoptés rapidement. Quand les restrictions ont été levées, beaucoup d'opérateurs ont maintenu les systèmes : les données étaient utiles au-delà de la conformité, pour la planification du personnel, la conception de l'expérience et le confort des foules.
Qu'est-ce que le confort des foules et pourquoi est-ce important ?
Le confort des foules est un terme générique pour la dimension de l'expérience visiteur affectée par l'affluence perçue d'un espace : densité, congestion, conditions de présence et sentiment de surpopulation. Les comptages d'occupation aux entrées permettent aux opérateurs d'intervenir avant qu'un lieu animé ne devienne inconfortable.
La surveillance de l'occupation en temps réel est-elle conforme au RGPD ?
Tout dépend de ce que le système capte et conserve. Le nombre de personnes dans une zone n'est pas une donnée personnelle, mais un système peut traiter des données personnelles avant d'arriver à ce chiffre : une caméra, par exemple, travaille sur des images avant de produire un comptage. Bumbee Labs fournit des statistiques anonymes et agrégées, qui indiquent combien de personnes se trouvent dans une zone et ne disent rien de leur identité.